Florence un jour de grève nationale

Les Français croient toujours que la France, avec son passé révolutionnaire, a le monopole de la grève.

Aujourd’hui, mardi 6 septembre 2011, journée de grève générale en Italie, j’ai pu vérifier combien les Italiens et en l’occurrence, les Florentins, étaient eux aussi habités par un esprit de révolte et de contestation. Berlusconi a fait voter un plan de rigueur sur deux ans pour redresser les marchés financiers en proie à la crise économique. Et, les premiers touchés par cette austérité financière seront à priori les salariés. C’est pourquoi les syndicats ont appelé à une journée de mobilisation nationale. J’ai décidé d’aller « prendre la température » de Florence un jour de grève.

Evidemment, vu la perturbation sur les transports en commun, j’ai enfourché mon super vélo de Barbie. Je dois dire que Florence à vélo, quand y a des pistes cyclables, c’est génial. Par contre, quand on se trouve au milieu des voitures, l’espérance de vie du cycliste est comptée. Enfin, j’ai fini par arriver en centre ville et après avoir esquivé trente japonais, j’ai vu !

Les mêmes scènes qu’à Paris un jour de grève. L’inexorable attente du bus qui n’arrive jamais. Le touriste, perdu, à qui on répond « SCIOPERO » et qui semble deux fois plus perdu, les Florentins à la fois irrités mais résignés, les étudiants qui viennent se cogner le nez contre la grille fermée de la Bibliothèque des Oblate. En somme une atmosphère légèrement chaotique a régné sur Florence aujourd’hui.

Une Parisienne à Florence
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Attente

Attente encore

Attente encore et encore

Piste cyclable